22.10.2007

Cinéma japonais

5734e2a7c5d8f446e76c8a5f0f6a8554.jpgFin de ma première semaine de boulot. Je suis sur les rotules. Je prends donc un peu de temps pour écrire.

Cette semaine j'ai fait des missions à la maison du Japon à Paris. Ouvreuse pour les séances de film d'une série consacrée à la Nikkatsu, qui était la première compagnie de cinéma japonaise.
J'étais payée une misère mais j'ai eu une sacrée révélation. Je ne m'étais jamais vraiment interessée au cinéma japonais, néanmoins la perspective d'être payée pour assister aux séances ne me déplaisait pas. J'ai regardé le premier film mardi avec beaucoup d'intérêt. Le retour impossible de Buichi Saitô. L'image était très belle et quelque chose m'a beaucoup touché. Puis j'ai vu les deux suivants de la journée: Le mouchoir rouge de Toshio Masuda et Tange Sazen de Sadao Yamanaka. J'ai beaucoup aimé Tange Sazen, un film dont l'action est compliquée mais qui est drôle et dont l'un des personnages principaux est un samouraï (voir photo). Le lendemain à mon cours d'aïkido, je m'y suis cru grave !

Jeudi j'ai travaillé de nouveau (après un trajet épique à travers Paris sur mon vélo, Père Lachaise - Bir Hakeim, ça met en jambe !). J'ai vu boulevard des chattes sauvages de Yasuharu Hasebe, dont le titre me laissait plutôt perplexe avant la séance mais qui était en fait un film déjanté, psychédéique 70's entre un gang d'homme et un gang de femmes (les chattes en question) C'était vraiment pas triste ! Ensuite il y avait Dévotion ardente de Koreyoshi Kurahara et un type méprisable (du même auteur d'ailleurs). Dévotion ardente m'a complètement retournée et à terminé de sceller mon intéret nouveau mais grandissant pour les films japonais. Une histoire tragique mais magnifiquement racontée et filmée, d'un amour ardent mais qui va être brisé par la guerre. Brrrr, entre les sentiments débordants et les longs plans de neige dans la montagne, j'en avais le frisson ! 

Maintenant j'ai envie d'en voir d'autres. Je crois que nous avons le chien enragé à la maison (pourquoi je ne l'ai jamais vu, mystère). Je pense que je vais continuer à suivre un peu ce qui se passe du côté de ma MCJP. 

10.12.2006

Borat, boring ?

Paradoxallement, samedi est ma journée la plus chargée. 

Réveil de bonne heure (8h30). Rien à manger pour le petit dej', ça commence bien. La mission de la journée, celle qui ne peut être remise au lendemain: la lessive. Je ne suis pas partie pour vous refaire un épisode lessive, je crois que tout est dit. Donc, lessive, je largue mes fringues dans un tambour et direction petit dej' dans un café. Bliss n'ouvrant pas avant 10h (mince alors) direction the Read. Un Earl Grey et un bol de céréales avec yahourt nature et fruits frais. Hum ... Ca a bien fait passer le temps du lavage. Reste le sèchage que cette fois ci je chronomètre ce qui me permet de rentrer chez moi et de me préparer pour mes répétitions. Timing au poil, je récupère mon linge qui vient de finir de sècher, je rentre à la maison et je repars.

6 heures de répète, en sortant mon corps en cassé. Je suis encore plus fatiguée qu'avant. Donc pour me délasser (ha bon ?) je vais faire les courses. La note est salée, j'ai fait attention à acheter des bonnes choses pour bien me nourir, fruits frais et poisson. Au passage j'ai faillit mettre un coup de boule à une française qui a fait des réflections quand j'ai pris mon chariot du genre "putain vas-y éclate moi avec ton chariot" alors que je m'étais excusée d'abord et qu'en plus elle était complètement dans mon passage. Suis-je une peu trop sanguine en ce moment ? 

Bref, retour maison, je réprime l'envie de faire la sieste (pour dormir cette nuit) et je m'occupe un peu dans la maison. Des mails à droite à gauche, tiens, si j'allais au ciné ? Ca a du au moins me prendre un heure et demi pour trouver un film dans une salle pas trop loin et acheter mon ticket en ligne. Après ça, direction la douche, j'essaie de me motiver. Mon nouvel exfoliant pour le corps, des sels de marins dans un mélange d'huiles à craquer me regénèrent.

Propre de la tête aux pieds, j'enfile des vêtements eux aussi tout propres et direction 23rd Street et 8th Avenue pour voir Borat. La guichetière parle un français incroyable, impécable. Pourtant, elle n'est pas allée en france depuis trente ans ! Chapeau !

medium_mt053764H1.jpgBorat ... hum que dire, j'ai ri, oui j'ai assez ri, même des fois assez fort dans des éclats de rire. Pourtant, je ne peux pas vraiment dire que ce soit mon type d'humour, en tout cas pas mon type de film. Sexiste (même pour rire, bof), xénophobe (meme pour rire, bof) et assez vulgaire. Effectivement, jedois avouer qu eej ne susi pas une très grande consomatrice de films d'humour, même si j'ai vu pas mal de classiques. Certaines blagues culturelles sont drôle, certains gags reflètent pas mal la culture américaine malgré tout, comme par exemple la tête que les gens font quand Borat veut leur faire la bise. Mais sinon, effectivement j'ai passé un bon moment, j'aime aller au ciné toute seule, avec une petite poche d'airelles sèchées. J'ai ri. Mais franchement j'aurais pu attendre de le voir à le télé. Les américains eux sont plutôt bon public, ils rient fort, beaucoup, comme pour faire comprendre qu'ils ont compris la blague. Il se passe le même phénomène dans les spectacles de Rachel ou d'autres où les gens, souvent des amis ou connaissances qui en sont pas vraiment habitués à voir de la danse, rient à gorge déployée tous les deux instants pour faire comprendre qu'ils ont capté.

Dans Borat, j'ai un peu retrouvé cet esprit, mieux vaut rire quand c'est pas drôle que de risquer de montrer qu'on aurait pu rater une blague. Très américain, surtout, ne jamais sortir du lot, ne jamais avouer qu'on n'a pas trouvé ça drôle ou pire qu'on n'a pas compris la blague ! 

Maintenant je vais me coucher, dans la rue, comme tous les soirs et surtout les week ends, j'entends les gens qui sortent et qui font l fête. Depuis qu'il est interdit de fumer dans les bars, tout le monde se retrouve dehors pour fumer, mais ils font à l'intèrieur, parlent fort etc. Ca en em dérange pas outre mesure, faut bien accepter quand on veut habiter là où ça se passe. Par contre quand comme maintenant les gens se bagarent ... je sais jamais trop quoi faire.

Peut être comme le bouncer (videur) à Halloween qui voyant des gens se battre à 10m a dit: "je peux pas les séparer, qui va garder la porte ?" Joli gros, joli !