26.06.2007

Gay Pride

Dimanche je suis allez me promener avec Sarah et nous sommes passées à la Gay Pride, évènement dans New York bien sur. Pour moi c'était un peu décevant, je m'attendais à quelque chose de très très festif mais je crois que celle de Paris est plus folle. Néanmoins, j'ai fait une bonne centaine de photos, dont je vous livre une petite dizaine bien choisie. A voir dans l'album sur la droite de ce post ...

 

19.04.2007

Damned !

J'avais pourtant juré de toujours avoir mon appareil photo sur moi. Je me suis faite avoir ce matin, en chemin pour mon cours de danse, je basse devant le marchant de bagels et là, LA scène à ne pas rater (que je rate donc) !! Deux grands lévriers qui attendent leur maitre devant la porte. Ils sont tous les deux calmes et majestueux et regardent en direction de la porte comme si ils faisaient du lèche vitrine. Mais attendez la chute ! Je traverse la rue et je m'apperçois qu'ils ont tous les deux des petits chaussons noirs, tous les mêmes aux pattes (ça fait 4 paires en tout). Et moi je n'ai pas mon appareil. Rho, la barbe !

 

09.04.2007

Joyeuses Pâques !

31.03.2007

Oh my god !

Hier soir j'étais invitée à participer à l'anniversaire de Mike, le chéri de Kelly avec qui je danse. Kelly voulait lui faire une surprise en dansant un numéro burlesque très court et très drole (mais pas vraiment un striptease). C'est la que j'interviens, comme vous l'aurez devinépour danser ce petit numéro appris en 15 minutes dans le bureau de Kelly (qui est avocate volontaire pour l'art - Volonteer Lawer for the Arts). Ce petit nméro avait été chorégraphié par Rachel à l'époque où elles faisaient de petits show au Galapagos.

Bref, le principe, nous sommes habillées de robes en papier cadeau, on danse et à la fin, on déchire la robe et on se retrouve en bikini en boite cadeau. Très drôle.  

En arrivant au bar où Kelly avait réservé une salle (Bamboo - 344 East 52nd Street dans Manhattan) une étrange foule à paillette se tient devant le bar. Je demande à Kelly "ces paillettes c'est ta soirée". Visiblement pas. Le bar était plein de travestis, tout carrés comme des cakes, et le carnaval de Dunkerque n'était pas plus maquillé qu'elles (on aura reconnu les parole de Sanseverino). Kelly s'est un peu figée puis sont mec est arrivé et comme ça le faisait rire, ça l'a décoincée. Une foule vraiment interessante, touchante a vrai dire. Très gentils et compréhensifs quand on les virait de notre espace.
Après avoir fait ma timide pendant un moment je suis allée prendre des photos et ils se sont tous gentiment prêtés au jeu. les photos sont toutes floues, j'ai encore du mal à m'en sortir avec l'appareil sans flash mais je vais vous en mettre une ou deux. J'étais en fait assez touchée par ces mecs qui se retrouvaient pour céébrer leur différence dans la joie, bon la simplicité, surement pas, mais avec quelque chose de très humain, exubérant mais pas vulgaire et très accueillant de l'autre (c'est à dire nous). 

Ensuite nous avons fait notre petit numéro, une fois que l'autre fête avait finit de chanter. Notre moment de gloire. Vous apprécirez les photos. Moi je me suis vraiment amusée et je suis prète à le refaire d'autres fois, peut être pour l'anniversaire de mes amis à Paris, on verra. En tout cas, j'ai passé une soirée super et maintenant j'ai du mal à me préparer pour aller répéter avant notre spectacle de ce soir. 


09.03.2007

On aura tout vu !!

J'en crois toujours pas mes yeux. Les américains me feront vraimentmourir de rire je pense. Le ridicule ne tue pas ? Tant mieux pour eux parce que sinon, les Etat Unis seraient un désert !medium_IMG_0210_mod.jpg

En allant prendre mon court de classique chez Janett Panetta, j'étais dans le quartier des fourures. Moi qui n'aime pas la fourure, je suis passée vite fait devant les vitrines sans regarder ce qu'il y avait. Sauf à un moment, mon regard fut attiré par une perle, que dis-je un bijou ! Un maillot de basket en fourure. Oui, je répète pour ceux qui comme moi n'en croient pas leurs yeux: UN MAILLOT DE BASKET EN FOURURE.
Au choix comme couleur dans la vitrine, blanc et rouge ou Bleu et blanc. Super flateur et tellement classe ! Je vous mets une petit photo mais elle n'est pas super, à cause des reflets sur la vitrine (non, je n'allais pas rentrer pour faire une photo de ça, ils m'auraient forcée à acheter quelque chose !).

 

Donc si vous ne savez pas quoi mettre pour être top mode le samedi soir, le maillot de basket en fourure s'impose ! Bon Week end !

14.12.2006

J'ai rencontré maitre Yoda

medium_yoda.jpgBon effectivement je suis une geekette, ma référencedu jour est Star Wars. Ceci dit, c'est une bonne référence.
Tout ça pour vous parler, pas du tout de cinéma ou des Star Wars. Je m'apprète à vous parler d'une antiquité, d'une légende vivante, de Mary Anthony.

Mary Anthony est la prof chez qui Rachel s'est formée. C'est là qu'elle a rencontré GP et la plupart des autres danseurs de la compagnie (sauf Rebecca et moi-même).  Maryvient de fêter ses 90 ans, c'est une légende vivante. Elle enseigne toujours dans son studio sur Braodway et c'est chez elle que nous faisons le show avec Rachel ce week end.

J'arrive dans le bâtiement, un peu nerveuse, Mary ne plaisante pas trop m'a dit Rachel. Tous ses élèves la vénèrent autant qu'ils l'adorent. C'est comme une grande famille. Moi je n'y ai jamais mis les pieds, ej en sais pas à quoi m'attendre. Je prends un petit assenceur et j'arrive devant une porte rouge, pratiquement pas de palier. J'entre ... je n'en crois pas mes yeux. Comment vous décrire ce que je vois et mes émotions. 

Parmi mes rares lecteurs, je me doute que seule maman daura ce que je veux dire si je dis que ça me rappelle chez Mme Stanlowa, où je prennais des cours de classique quand j'étais au lycée.

Description en vrac de chez Mary:

Sur la droite en entrant un bureau avec plein de papiers et un vieux téléphone à cadran comme il y avait chez ma mémé Andréa mais en plus vieux! Des notes partout "pas de chaussures passée cette ligne", "ne rien laisser dans les vestiaires", "les élèves doivent porter un justaucorps et des collants, les élèves portant des vêtements larges devront regarder le cours" ... Oh et mon préféré: "à partir de ce septembre, les vêtements oubliés dans le vestaire seront donnés à la croix rouge" avec 2000 ajouté à côté de septembre.
Ca sent vraiment la danse. Il y a de la moquette au sol (une chose que je ne comprendrais jamais, merci pour les germes ! Aux murs, il y a des photos de Mary quand elle était jeune, de Martha Graham et d'autres. Des noirs et blancs tout cornés et jaunis.
Un calendrier de l'avant en crèche, des souvenirs de voyage partout aux murs ...

medium_215385.jpgJe commence à me changer dans le couloir, comme d'ab, mais Rachel me rattrape au vol (Mary ne tolère pas vraiment). Il fait au moins 2 000°C dans le studio. J'entre quand GP a finit de danser sa pièce (il est tellement beau ...). Mary est là, assise sur une chaise. Toute petite, frippée et rabougrie, mais très présente. Elle régente !
Rachel me présente officiellement à Mary, prénom et nom, il ne s'agit pas de rigoler. Mary me sourit, me regarde et répète mon nom, tout va bien.
Elle regarde attentivement la pièce et sourit, elle apprécie, ouf.

Je pourrais continuer à vous en parler pendant des heures mais on me fait signe que mes billets sont toujours trop longs alors je m'arrête.  Simplement pour conclure je voudrais que vous sachiez à quel point c'est impressionnant et gratifiant de rencontrer une légende comme ça, à quel point quand on rentre dans des vieux bâtiments de danse on peut sentir des générations de danseurs qui on laissé une trace vibrante dans chaque mur, lame de parquet, à quel point je me sens à la maison, apaisée, dans un univers familier et rassurant.

 

22.11.2006

Je suis niaise ...

Je ne fais jamais de tests, mais celui-ci est important. Il s'agit de redécouvrir le bisounours qui sommeille en moi, c'est très important ! Le verdict:

Résultat: Grosfarceur!
Vous êtes celui ou celle qui motive le groupe! Votre personnalité enjouée et votre optimisme entraînent l'esprit de tout le monde. Bien que vous vouliez que chacun soit heureux, vous tenez vos positions sur des questions qui vous tiennent à coeur et ceci peut être une source de conflits entre vous et vos amis. En dépit de cela, vous croyez vraiment au travail de groupe.


J'ai fait ce test (ridicule) sur ce site. je ne vous encourage pas à le faire vous même sauf si vous avez un peu de temps à perde, que vous voulez être ridicule l'espace d'un instant et surtout renouer avec quelques souvenirs d'enfance ... (pour les gens de mon age, bien entendu !)

 

PS: c'est la faute de Charlotte qui m'a entrainée à repenser aux bisounours et de fil en aiguille ... 

07.11.2006

Tant a raconter

Tout d'abord je souhaite la bienvenue a mes nouveau amis (plus ou moins virtuels) qui me mettent de charmants commentaires, merci.

Bon, parlons peu (impossible) parlons bien ! Voici un compte rendu d'hier et aujourd'hui, journees chargees emotionellement.

Hier, comme tout le monde le savait, marathon de New York. Le fameux marathon qui passait devinew ou: en bas de notre rue, la belle aubaine ! Donc lever, tranquil et rendez vous dans un resto polonais sur Bedford Avenue pour un petit dej' athletique (Blintzes a la cerme et a la confiture, un genre de crepes/pancakes frites). Pendant que nous mangeons, les athletes handicapes et le femmes passent puis tout a coup, une puis trois puis dix voitures de flic ... hum, ca annonce quelque chose. Je sens l'adrenaline monter en moi, j'empoigne mon Canon AE1 et je sors en trombe pour voir passer le leader, vitesse grand V. Les athletes sont incroyables, mon vieux sa court vite un marathonien ! Photo sur photo, des rapides, de la foule, des groupes de coureurs, ma pellicule entiere y passe. Qu'a cela ne tienne je file en acheter une autre entre deux bouchees de petit dej'. Les coureurs se succedent, l'attraction du jour, Lens Amstrong qui est descendu de son velo pour battre son record perso (passer en dessous des 3 heures) passe entoure d'une batterie de cameras et de ses lievres, venus lui donner le rythme. Petit a petit les coureurs sont moins rapides. Beaucoup ont leurs noms sur le maillot. Nous crions "go Cathy", "go mark", "go Kevin's dad" ... toutes les nations sont representees: "go mexico", "go Brasil", "go switzerland". Je vois plein de francais (ses). Prise d'un exces de patriotisme (ca m'arrive rarement) je crie "allez les gars", "allez les bleus", "allez Michel/Pascal/Olivier/Martine ...". C'est chouette, beaucoup d'entre eux se retournent, font un clin d'oeil ou sourient. Ca leur donne vraiment un coup de bouste et moi ca me fait chaud au coeur. Je mitraille encore un peu mais vient l'heure de notre repet, he oui, c'est pas le tout, nous avons spectacle, on n'est pas la pour peler de l'ail.

Pour des raisons logistiques, je suis envoyee en eclaireuse au studio et rachel et son pere partent chercher mes affaires entre autre. Erreur fatale. Rachel dans sa panique n'ecoute pas ce que je lui dis (prends la petite trousse qui se trouve a cote de mon sac) et rammene tout ce qui se trouve a cote de mon sac. Resultat, je me retrouve avec un sac a dos rempli de 6 t-shirts, 2 sacs a, 2 pantalons mais pas ma trousse avec mes lentilles. Pas grave, le papa de rachel me l'apportera plus tard, au theatre.

Retetition, tout se passe bien, l'excitation monte, j'adore.

Arrivee au theatre, le papa de Rachel m'annonce qu'il a perdu ma trousse en chemin. Dans ma tete j'arrive pas a y croire, il se moque de moi, right ? Non. Apres lui avoir mentalement pourri la tete (heureusement qu'il ne pouvait pas lire dans mes pensees) je lui dit que c'est pas trop grave. Mais quelques minutes passent et ej me retrouve en larme dans les toilettes. Effectivement, cette pochette n'avait pas beaucoup de valeur materielle, sauf me boucles d'oreilles en bois et mes lentilles, ce qui me fout un peu dans la merde, mais surtout je realise que c'est mon kit de survie que je traine de cours de danse en cours de danse depuis plus de 5 ans. Cette pochette fait partie de moi, elle etait sous la barre a cote de moi en cours tous les matins avec tout ce dont je pouvais avoir besoin: labello, deux balles pour me masser les pieds (j'ai souvent mal aux pieds quand je danse), boules quiess (pas pour les cours de danse par contre), un preservatif (la non plus pas pour la danse), des pansements, des pinces a cheveux et de la creme de massage. Bref tout ca est parti, la balle que mon ancien cheri m'a donnee en partant au liban, la trousse que j'avais piquee a maman ... a pu. Bref apres moultes efforts pour imprimer une annonce (qui au final ne sortira jamis de l'ordinateur) et quelques metres de PQ, GP m'offre enfin de me serrer dans ses bras, enfin quelqu'un qui voit que je suis un emotional wreck. Meme si ca n'ira jamais plus loin (ne revez pas, c'est pas le feuilleton de l'ete ici) ca fait du bien, depuis le temps que j'avais pas eu un calin, moi qui suis si tactile ... Bref, je m'en remets, seche mes larmes et danse. 

C'est quand meme cool comme repet, et le spectacle va etre mortel ! On repette encore un peu, on prepare les costumes. Bien sur, je n'ai pas de lentilles a mettre pour le show, ce sera donc un spectacle "a l'aveugle".

L'heure du spectacle arrive, j'enfile mon costume, mache mes 3 morceaux de chewing gum (de competition, genre plus gros qu'un "quand y'en a marre") en je me parre de mon echarpe de Taffy. Et oui, parce que ce que je vous avais pas dit c'est que dasn tout ca je danse avec un foulard sur la tete fait en taffy, bien gras et surtout tres tres collant, un peu comme de la cire a epiler au sucre, directement sur les cheveux, oui madame.

Le spectacle en lui meme s'est super bien passe, je me suis vraimetn bien amusee. Le public etait tellement mort de rire que j'ai du me mordre les joues a plusieurs reprises pour garder mon serieux. Des fois, je me suis demandee si les gens ne voyaient pas une totaleemtn differente scene que ce que nous faisions parce que des fois c'etait un peu noir, mais bon j'imagine que comme c'est assez decale ...

Salut, clap clap du public, je n'ai qu'un hate, me debarasser de ce truc sur ma tete. Et la, c'est le drame, dans un theatre sans douche ni eau chaude, on fait comment ? Je plonge vaillament la tete sous l'eau froide et attends au ca se decole, doucement, tout doucement. Au bout d'un moment, je commence a paniquer et dire un peu. Aie ! Je panique plus, tire plus, souffre plus. Mauvaise solution. J'ai envie de me faire raser la tete (mais mes cheveux commencent juste a avoir une longueur decente). Finalement un pequin me fait chauffer de l'eau dans un bouilloir (old school) et melange ca dans une bassine avec un peu d'eau froide. La magie opere, me voila debarassee de ma melasse. 

En relevant la tete, surprise, dans mon brouillard de mope j'appercois Dylan, mon Dylan, mon pote francais de londres que je n'avais pas encore vu depuis que je suis arrivee. Je suis super contente qu'il soit venu et tellement contente qu'au moins quelqu'un soit venu me voir MOI. Je file me changer et le rejoint rapidement dehors pour le serrer fort dans mes bras (les amis autour pensent que c'est mon mec, ils lisent pas mon blog ou quoi ??) On discute un peu, nous etions tous les deux un peu emu de nous revoir. My emotional rollercoaster (grand huit emotionnel) continu !

Qunad toute cette merde est enfin rangee, taffy nettoye (sauf dans me cheveux vraiemtn mes bon) direction le bar. Oui, c'est ce qui est le mieux dans un show, l'after show (j'exagere). Donc deux petits mojitos comme vous savez et un peu a manger, des prolongations au cognac (on ne s'eloinge jamais vraiment de ses racines) un verre de cognac casse et renverse sur mon oreille et enfin dodo ! (sur un oreille neuf, je vous rassure).

Ce matin, c'etait dimanche. Mais non c'etait lundi. Mais non, pour moi c'etait dimanche ! Levee tard, petit dej' au lit avec un nouveau bouquin, lessive dejeune avec Agata. Toute la journee j'ai eu l'air d'un punk avec mes cheveux dresses sur la tete a cause de ma douche de minuit et de dormir avec les cheveux mouilles. Chose rassurante, Rachel au petit dej' eclate de rire en me voyant, moi de meme en la voyant, nous voila toute les deux avec des cretes sur la tete. Pas grave, moi je suis sortie comme ca dans la rue, faut assumer ses cheveux.

Cet aprem nous sommes alles toutes les deux voir le dernier Gondry (je ne sais meme pas comment il s'appelle en francais). Bon premiere chose irreelle, c'est a paris, deja c'est un peu etrange mais je suis habituee avec londres. Non surtout le truc qui m'a tue, c'est que 10 de mes potes de paris font de la figuration dans ce film. Et on les voit super bien. Pour ceux qui ont vu ou veront le film, c'est dans la scene ou ils ont une soiree dans un bar avec des gothiques/rock'n'roll. Le je vois le dos d'un mec, merde, Paul Toupet.com ! Et puis, et puis, Frank, Ellen, France, Jeanne, Max, Guyom (bon disons pas vraiment un pote mais je le connais) Nigoth ... fou, du delire, je suis morte de rire, incapable de vous dire ce qui se passe dans cette scene.

En sortant du film, je susi surprise, ah bon, on est a New York ! J'avais oublie l'espace d'un instant. Surtout il y a comme un faille spatio-temporelle dans mon cerveau. J'ai l'impression que je viens de passer une soiree dans un bar avec mes potes et aussi que j'etais a paris. La scene avec mes potes est comme une tranche separee de ce qui s'est passe dans le film. Il y a les film avec Charlotte (gainsbourg) et Emma (Decaunes) et il y a aussi le film que mes potes ont glisse en cachette rien que pour moi, pour me faire un coucou et que ej passe une soiree avec eux. Merci les gards !

Apres un petit diner vegetarien, me voila a la maison, mon CV est imprime, ma photo est choisie, j'ai un pantalon de danse tout neuf, demain audition pour Doug Varone si ils me laissent participer ... J'ai les chocottes !

03.11.2006

En tus brazos

medium_img6.jpgJe veux juste vous donner lelien d'un film qui m'a vraiment beaucoup touchée. C'est très beau, très beau. il m'a été recommandé par Nicolas à New York (un garçon qui danse avec moi) dont le demi-frère, étudiant en infographie est l'un des auteurs. 

www.entusbrazos.fr 

30.10.2006

L'intimité, par chewing gums interposés

medium_EC5024-001.jpgCe que je m'aprète à vous raconter est cracra. Cracra des petits, des enfants qui font des bébés avec la salive, pas le cracra des grands (qui au fond ne regarderait que moi). C'est un peu une note pipi-caca que j'écris, où on mes ses doigts dans son nez et joue avec la nouriture. Bref, je vous déconseille de faire lire ce que suit à vos enfant de moins de 77 ans, l'age de raison (ah bon ?)

Etre danseur (seuse) ce n'est pas toujours tout à fait comme le pensent les gens. Ce n'est pas toujours de la douleur physique, des jambes acrochées derrière les oreilles ou le summum  de l'élégance et de la délicatesse. Non des fois le métier de danseur ça peut devenir n'importe quoi (comme vous l'avez lu à propos de la pièce au vin rouge). 

Cette fois-ci, il ne s'agit pas de vin rouge et de raisin. Nous dansons avec du chewing gum. On tire des longueurs de chouingue qu'on plie, aspire, machouille. Le chewing gum est notre partenaire de danse. Sans blague, on pourait croire que c'est rien de danser avec du chewing gum, mais dès qu'on sort les choses de leur cadre habituel, elles peuvent prendre de proportions assez incroyables ! Quantité de gomme dans la bouche au départ pour qu'il y en ait suffisement, marque qui est la plus élastique, comment on organise les choses dans sa petite bouche entre les nouveaux morceau de chewing gum et les plus vieux qui sont prèts à être utilisés ... Quand on ajoute ça à la danse, ça peut devenir casse tête.

Je m'amuse comme une petite folle parce que la pièce joue sur le mot gum shoe  qui veut dire chaussure à semelle de crèpe et donc par extension désigne les détectives dans les années 20, dans les vieux films noirs. Sur une musique de trombonne géniale, on s'invente personnages de films noirs. Détectives ou belles de nuit. Je mache du chouingue et je suis le chewing gum.

En soit tout ça est déjà chouette. Mais le mieux, ce que je préfère c'est que me revoilà à faire un duo "d'amour" avec les grands pieds (comment ça "c'est qui les grands pieds ?", faut suivre !) Et là, c'est là que ça devient cracra-des-petits (je vous l'avoue ce serait cracra-des-grands que ça ne me dérangerait pas, mais c'est une autre histoire). Vous vous souvenez, les petits ils jouent toujours avec leurs chewing gums: ils font du bruit, ils tirent dessus, ils se le prêtent, ils font des bulles, se le colle sur le nez ... Nous, on est grands (enfin plus en taille qu'autre chose) mais on fait exactement pareil. 

Description de la scène(il faut faire travailler son imagination):

medium_655241.gifGP (grands pieds) arrive dans une petite rue sombre. Il dégaine son paquet, tape sur le fond et sort, non pas un clope mais un chewing gum (dans les paquets comme celui ci contre ça marche). Il jette le papier par terre, mache. Moi j'entre, telle une créature ce Chicago, je me poste. Il arrive à pas discrets vers moi, m'offre une gomme-clope, la déballe pour moi et me roule une galoche au chewing gum. C'est que ça devient technique. Il a du chewing gum prémaché dans la bouche pour que ça s'étire bien, on fait la scène du faux baiser. Pendant ce temps, il sort un morceau de gomme que moi je prends avec ma bouche pour que quand on se relève, ça s'étire entre nous (un bon mètre vingt). Ca ressemble au choix à un spagetti amoureusement partagé, un fil de bave (tout aussi amoureusement partagé) ou un chewing gum (l'amour c'est le partage pas vrai ?). Bref, une fois sur deux, le fil casse, ou je dois me battre pour avoir un peu plus de gomme sans quoi ça risque de ne pas marcher, bref je vous laisse imaginer les contortions que ça peut engendrer, et les fou-rires aussi !!

Ensuite avec notre fil de gomme, on danse et surtout reproduction de la scène ô combien mythique que le belle et le chochard: le spaghetti qui se transforment en baiser langoureux (sans le baiser langoureux, on en reste à du cracra-des-petits, domage !! Rhô Elo, enfin !!) Bref tout ça c'est très chouette esthétiquement pour le public, c'est drôle et visuel. Pour nous aussi c'est drôle, si on fait abstraction du fait que pendant tout le temps, je mache du chewing gum consciencieusement maché par mon camarade. Mais en bonne copine, je le lui restitue à chaque fois que l'on a finit la scène pour faire des économie. Hum, miam miam, je vous entends d'ici !

Et bah oui c'est dégueu. Mais ce qui est encore plus dégueu, c'est de passer 4 heures à embrasser pour de faux un garçon qui me plait, mais toujours de façon très professionelle (jamais plus d'un milimètre entre nos lèvres), ou ça ne dérape que pour des raisons purement techniques. La pièce je vous rassure n'est pas qu'une scène soft-porn avec deux grands nigauds qui font semblant de s'embrasser pour de vrai par chewing gum interposé. Il y a plus, mais bizarement, c'est pas tout à fait aussi troublant.

En tant que danseur, je crois que la pudeur est souvent inhibée (bon la mienne était déjà assez faible à l'avance j'imagine). On se touche, on se regarde dans les yeux, la définition de notre espace perso (chez moi, chez toi) autour de notre corps est quasi inexistante. Pour beaucoup de gens ce serait très difficile d'être à l'aise physiquement si rapidement. Qui connait le gout de la salive de son voisin de bureau ou la fermeté des abdos de son collègue du 2ème ?

Avec GP par exemple, dans les 20 premières minutes ou j'ai travaillé avec lui, je lui ai donné naissance 5 fois, pris dans mes bras et je me suis retrouvée à partager une bassine (ce qui ne laisse pas beaucoup de distance entre deux corps). Dans tout ça, c'est vraiment difficile de savoir ce qui est "du travail" et ce qui est un peu plus que du travail. Des fois je suis un peu confuse, comme la fois ou un garçon qui me plaisait enormément m'a embrassé dans une impro. J'ai mis longtemps à comprendre que ce n'était pas du travail (d'ailleurs quand j'ai compris il était déjà trop tard, l'oiseau s'était envolé).

Voilà, après-midi drôle mais aussi éducatif. J'ai enfin compris pourquoi Maman nous disait toujours de ne pas manger trop de chewing gum: 1- le sucre mais surtout 2- l'estomac, j'ai mal à l'estomac, je pense que je vais prendre un réni.

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